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J’ai essayé d’exposer les points importants, il reste encore beaucoup à dire mais en un seul article c’est impossible d’être complet. Pour les infos sur les huiles essentielles le livre l’aromathérapie exactement de Pierre FRANCHOMME et Daniel PENOEL en est la principale source. 
 

Tout d’abord je tiens a préciser que naturel ne veut pas dire sans danger.

Car on entends souvent « c’est naturel si cela ne fais pas de bien ça ne peut pas faire de mal ». Et que le terme de médecine douce pour la phytothérapie et l’aromathérapie est absurde.

Certaines plantes et huiles essentielles sont à manier avec précautions.

Voici quelques règles :

- en cas de doute demandez conseille.

- respectez le dosage (augmenter les doses pour guérir plus vite ne sert à rien et peut s’avérer néfaste, on peut même obtenir un effet contraire à ce que l’on cherche par exemple une infusion trop concentrée de fleurs de tilleul empêchera de dormir de même qu’une infusion trop concentrée de fleurs de camomille romaine devient vomitive, une infusion corsée de passiflore peut donner des migraines donc respectez les doses et pour les huiles essentielles c’est encore plus vrai surtout ne pas dépasser les doses car les huiles essentielles sont des concentrés très actifs pour vous donnez un ordre d’idée une goutte représente un peu prés 28 g de plantes donc quand on prescrit 3 gouttes c’est 3 gouttes.).

- bien se renseigner sur les plantes et huiles essentielles quand on est enceinte, quand on allaite, quand on suit un traitement, quand il s’agit d’un enfant, quand on réalise un mélange. Car certaines plantes et huiles essentielles sont contre indiquées lors de la grossesse, d’allaitement, chez les enfants, avec certains médicaments et bien sur il faut prendre en compte aussi ses antécédents et les problèmes actuels par exemples certaines plantes sont contre indiquées en cas d’hypertension, d’insuffisance rénale ou hépatique, etc.…

Certaines plantes ou huiles essentielles ne doivent pas être utilisées de façon prolonger respecter le temps de traitement. Pour les traitements à long terme il y a des temps de pose avant une reprise (par exemple 3 semaines de traitement, une semaine de pose puis reprise du traitement).

A titre d’exemple :

La racine de primevère n’est pas compatible avec les fluidifiants sanguins du type warfarine

Les personnes allergiques à l’aspirine ne doivent pas prendre de saule ou de reine des prés

L’oseille à cause de ses oxalates est déconseillée au arthritiques, goutteux et rhumatisants

Ne pas utiliser des ustensiles en fer pour les préparations car les plantes à tanins ne sont compatible avec le fer (tanins + fer = encre).

Eviter d’abuser en usages interne des huiles essentielles phénolées si vous avez des problèmes hépatiques

La liste est loin d’être exhaustive    

Il est conseillé d’éviter tout traitement pendant la grossesse et allaitement sans avis médicales surtout éviter les plantes ou huiles essentielles emménagogues pendant les trois premiers mois de la grossesse et bien sur pendant la grossesse éviter les huiles essentielles riches en cétones et en lactones. Les plantes et huiles essentielles utérotoniques (c'est-à-dire qui ont une action tonique sur l’utérus) sont bien entendu à éviter pendant la grossesse

Certaines plantes sont incompatibles entre elles comme par exemple on ne mélange pas les plantes à alcaloïdes avec les plantes à tanins. 

Donc bien retenir respecter les dosages, les contres indications, demander conseille en cas de doute.

Les doses données sur le site sauf indications contraires sont des doses pour les adultes. 

Pour les enfants il faut diviser les doses adultes suivant l’âge :

- 0 à 1 ans           1/20 de la dose

- 1 à 2 ans           1/10

- 3 à 4 ans           1/5

- 5 à 6 ans           3/10

- 7 à 8 ans           2/5

- 9 à 10 ans         1/2

- 11 à 12 ans       3/5

- 13 à 14 ans       4/5

- à partir de 15 ans dose adulte. 

Si les symptômes persistent consulter un médecin. Même avant le traitement consulter en cas de doute. Seul le médecin est habiliter a faire un diagnostique.

Bien sûr quand on choisi de se soigner par la phyto-aromathérapie, cela implique aussi parfois de changer son hygiène de vie (alimentation, activé physique, etc.…)

Sur ce site vous trouverez des fiches de plantes, d'huiles essentielles, recettes diverses (traitement de maladies, beauté, crème, pommades, vin, etc.…) 

Assurer vous que vous utiliser la bonne plante ou la bonne huile essentielle.

Une plante est désignée par son nom vernaculaire (nom courant) qui peut prêter a confusion par exemple si je prend le millepertuis sont nom latin est hypericum perforatum car il existe des millepertuis d’ornement qui ne sont pas utiliser à des fins médicinales. Le nom latin permet de ne pas se tromper de plantes car le millepertuis porte aussi le nom d’herbe de la Saint Jean (toutes les plantes qui fleurissent à la Saint Jean portent ce nom) donc on peut voire aussi que la grande marguerite porte aussi le nom d’herbe de la Saint Jean et bien entendu les propriétés médicinales diffèrent du millepertuis, l’armoise aussi porte le nom herbe de la Saint Jean, cette dénomination peut comme vous pouvez le constater prêter à confusion. Il faut regarder le nom latin mais aussi la partie utilisée car pour certaines plantes différentes parties peuvent être utilisées et ses différentes parties peuvent avoir des indications distinctes ou une certaines partie de la plante peut être toxique.  

 

Pour les huiles essentielles il faut regarder aussi le nom latin, la partie utiliser, son origine et le chémotype (c’est-à-dire la race chimique). Par exemple il existe de l’huile essentielle de cannelle de Ceylan extraite de l’écorce ou de la feuille, qui ont des propriétés différentes l’huile provenant de l’écorce contient une forte proportion d'aldéhyde cinnamique alors que l’huile provenant de la feuille une forte proportion d’eugénol. On distingue aussi de la cannelle de Chine (Cinnamomum cassia), la cannelle de Ceylan (Cinnamomum verum), là encore les propriétés sont différentes.

Il existe différentes variétés d’eucalyptus et en aromathérapie on peut trouver ces huiles essentielles : eucalyptus globuleux (eucalyptus globulus), eucalyptus radié (eucalyptus radiata), eucalyptus mentholé (eucalyptus dives), eucalyptus citronnée (eucalyptus citriodora), etc.…  leurs utilisations ne sont pas les même et leurs contres indications sont différentes donc le terme d’huile essentielles d’eucalyptus n’est pas suffisant il faut préciser la variété.

Car voici ce que cela donne l’eucalyptus globuleux est plus utilisé pour les affections des voies respiratoires bases (bronchite) et est contré indiqué chez l’enfant, l’eucalyptus radiata est lui plus réservé aux affections respiratoires supérieurs (rhinite, sinusite, otites, ….) cet eucalyptus est parfait pour les enfants. L’eucalyptus citronnée lui est plus un anti-inflammatoire et antalgique très utile en usage externe contre les douleurs arthritiques ou rhumatismales par exemple.

L’eucalyptus à fleurs multiples (eucalyptus polybractea cryptonifera) quant à lui du faites qu’il contient une cétone (la cryptone) est neurotoxique et par conséquent est contre indiqué chez les bébés, enfants, grossesse, allaitement et personnes épileptiques. 

Donc suivant la variété nous avons pas les même indications, mais nous avons aussi en plus des variétés des chémotypes certaines huiles essentielles pour une même plante ont une composition chimique différente. Par exemple si je prends le thym (thymus vulgaris) suivant la région et l’altitude ou il pousse il va donner différentes huiles essentielles donc pour le thym je peux trouver le thym à géraniol, le thym à linalol, le thym à thujanol, le thym à bornéol, le thym à carvacrol, le thym à thymol, là encore les propriétés sont différentes ainsi que leurs contre indications. Mais le thym n’est pas le seul nous avons le romarin qui donne par exemple le romarin à camphre, le romarin à cinéole, le romarin à verbénone. Comme pour l’eucalyptus le terme d’huile essentielle de thym ou romarin n’est pas suffisant, d’autres huiles essentielles ont plusieurs variétés ou chémotypes : lavande, myrte, verveine, menthe, sapin, pin, etc.…. tout ces terme ne sont pas assez précis pour une aromathérapie sérieuse jugez plutôt je prends la menthe on peut se dire que une menthe est une menthe employer l’une à la place de l’autre ne peut prêter à conséquences et bien non si je prends la menthe pouliot (mentha pulegium)  est très toxique car elle contient un fort pourcentage de cétone : la pulégone, qui confère à cette huile essentielle une très forte neurotoxicité et elle est abortive en usage interne (donc contre indiquée chez les bébés, enfants, grossesse, allaitement, épileptiques) si je prends la menthe bergamote (mentha citrata) il y a aucunes contres indications aux doses normales d’utilisations car la composition de cette huile essentielle diffère dans sa composition elle contient du linalol et acétate de linalyle en majorité et ne contient pas de cétones.

Donc regarder ce que vous utiliser.

 

Garder bien en mémoire quand on utilise les huiles essentielles :

Les HE riches en cétones sont neurotoxiques et abortives, elles sont contre indiquées chez les bébés, enfants, grossesse, allaitement et personnes épileptiques (les cétones sont convulsives).

Les HE riches en lactones sont neurotoxique à fortes doses en usage interne et allergisantes par voies cutanée

Les HE riches en phénol sont dermocaustiques (irritantes pour la peau et les muqueuses, les voies respiratoires) et en usage prolongés ou à fortes doses toxiques pour le foie.

Les HE riches en aldéhydes (Pas tous certains aldéhydes comme l’aldéhyde cinnamique de l’écorce de cannelle de Ceylan) sont aussi dermocaustiques de même que certaines HE riches en terpènes.

Les HE riches en coumarines sont photosensibilisantes donc ne pas s’exposer au soleil après applications ou ingestions.

Les HE riches en menthol comme la menthe poivrée ne doit pas être utilisée pure sur une grande surface de la peau car elle produit un effet de froid et peut conduire à l’hypothermie, ainsi pas de he de menthe poivrée pure dans le bain, pas de menthe poivrée chez les bébés et enfants surtout prés du visage, du cou car risque de spasme laryngée et donc arrêt respiratoire.

Certaines he sont néphrotoxiques (toxique pour les reins) comme les he riches en monoterpènes prise par voies internes (bois de genévrier, térébenthine, bois de santal).  

Voici pour les généralités après il faut prendre en compte chaque huile essentielle et leurs contres indications (allergies, hypertension, enfants, épileptique, insuffisance rénale, insuffisance hépatique, grossesse, allaitement, etc.….). Car vous l’aurez compris je ne peut pas tout développer en détails cela me prendrais plusieurs mois, après chacun doit s’informer.  

Les huiles essentielles sont des composés très actifs et concentrée pour obtenir un litre d’huile essentielle de lavande vraie il faut 120 à 200 kg de fleurs et pour obtenir une litre d’huile essentielle de mélisse il faut 5 000 à 10 000 kg de mélisse voilà pourquoi l’he de mélisse et très chère et rare.

 

Le mode d’administration d’une huile essentielle influe sur la toxicité ainsi si je prend une huile essentielle riche en cétone suivant sont mode d’administration la toxicité est plus au moins importante comme le confirme le tableau suivant (tirée de l’aromathérapie exactement)

 

Une he riche en cétone la toxicité est en rapport avec son mode d’administration :
Par ordre décroissant la toxicité :
Voie per os (voies interne) +++++
Voie anale ++
Voie vaginale +
Voie percutané +
Voie aérienne

Ainsi si j’ingère une he en riche en cétone je suis plus exposé aux effets toxiques que si je la respire. Voilà pourquoi les femmes enceintes et enfants ne doivent pas ingérer d’huiles essentielles sans l’avis médicale compétant car l’effet toxique d’une huile essentielle est à son optimum par voie interne.

Mais je reviendrais sur les modes d’administrations des huiles essentielles plus tard dans cet article.

 

Préparations et utilisations :

 

Les plantes médicinales : 

Certaines plantes sont usitées sèches ou fraîches. La dessiccation dans certains cas peut faire perdre les propriétés de certaines plantes donc on les utilises fraîches. Mais le contraire aussi ce vérifie par exemple pour l’écorce de bourdaine il faut la faire sécher pendant un an minium pour avoir un effet laxatif car employée fraîche elle est purgative. On parle de simple ou de drogue pour les plantes ou partie de la plante prête à l’emploi médicinale, donc rien à voir avec le terme de drogue que l’on emplois en général pour des substances psychotropes (héroïne, cocaïne, etc..).  Ainsi on dit pour préparer une teinture alcoolique on met la drogue à macérer dans l’alcool.

 

Rappel les plantes médicinales séchées se conservent un an après leurs vertus médicinales sont moindre donc chaque année renouvelez vos plantes, mise a part quelques exceptions comme l’écorce de bourdaine qui peut se conserver de 2 à 5 ans.

 

Les tisanes :

 

Infusion :

Verser sur la plante de l’eau bouillante puis laisser infuser en vase clos, le temps indiqué (soit on utilise une tisanière ou on couvre la tasse avec une soucoupe). L’infusion convient aux plantes fragiles (fleurs, feuilles, sommités fleuries, plantes aromatiques riche en huiles essentielles ou composants actifs fragiles que la décoction détruirait).


Décoction:

Mettre la plante dans une casserole (émaillée), verser dessus de l’eau froide. Et couvrir cette dernière, puis porter a l’ébullition, et maintenir l’ébullition le temps indiqué. Puis retirer du feu et laisser infuser la durée recommandée. La décoction est utilisée pour les parties dures ou ligneuses de la plante (écorce, feuille coriace, tige, aubier, fruit, plantes contenant des principes actifs difficile à extraire par l’infusion tanin par exemple).  


Macération:

Verser sur la plante de l’eau (vin alcool, huile végétale) a température ambiante en vase clos. Et laisser macérer le temps recommander. La macération est usitée pour extraire un maximum de principe actifs ou dans la cas ou la chaleur détruit les propriétés médicinales. La macération dans l’eau se conserve très mal car elle fermement vite. C’est pour cela que l’on préfère la macération dans du vin.  

 

Digestion :

On maintient la plante en contact avec l'eau (température inférieure à celle de l'ébullition, mais supérieure à la température ambiante entre 35° à 40°.

 

Autres préparations :

 

Alcoolat :

Liquide incolore qu'on obtient en faisant macérer des plantes fraîches ou sèches dans de l'alcool et suivit d’une distillation.

Ils sont obtenus par distillation des principes volatils de substances végétales au contact de l'alcool. Ils sont toujours incolores et inaltérables mais il faut les conserver dans des flacons bien bouchés. On peut faire aussi des alcoolats simples en mettant des huiles essentielles dans de l’alcool à 90°.

Donc on fait macérer les plantes dans de l’alcool à 60° ou à 80°.Si on utilise une seule plante on obtient un alcoolat simple si on utilise plusieurs plantes un alcoolat composé. L’eau de mélisse des Carmes est un alcoolat composé de mélisse, l’eau de la reine de Hongrie est quand à elle un alcoolat de romarin composé.  

 

Alcoolature :

Liquide coloré obtenu par macération de plantes fraîches dans l'alcool. L'alcoolature faite à partir de feuilles prend une couleur verte, celle qui provient des racines est brune. Les enzymes qu'elles contiennent étant toujours actifs, les alcoolatures se conservent mal et doivent être utilisées rapidement. On les préfère aux alcoolats lorsque les principes actifs de la plante ne supportent pas la chaleur de la distillation.

Ce sont des teintures préparées avec des plantes fraîches n'ayant donc pas subi les effets de la dessiccation.

La plante fraîche est mise dans son poids l’alcool (éthanol) parfois dans le double de son poids d’alcool. Les alcoolatures se conservant mal, parfois on stabilise en employant de l’alcool bouillant : pour le marron d’inde ou la valériane. On utilise de l’alcool à 95° mais dans certains cas on utilise de l'alcool à 80° (citron, orange). Pour les alcoolatures stabilisées on utilise soit de l’alcool à 95° ou parfois de l’alcool à 75°.

On utilise surtout les plantes qui perdent leurs propriétés à la dessiccation par ce principe on conserve ses vertus. 

Les teintures mères homéopathiques sont des alcoolatures avec un mode opératoire différent.

 

Cataplasme :

Ce sont des topiques magistraux d’une consistance de pâte molle, destinés à être appliqués sur la peau dans un but thérapeutique. Ils peuvent être appliqués froids, tièdes ou chaud. Les plus connues sont la farine de lin, farine de moutarde (sinapismes), cataplasmes d’argiles aussi.

Les cataplasmes ont des indications variées : émollients, résolutifs, rubéfiants, maturatifs, calmants.

 

Compresse :

Application d'une gaze ou d'un linge imbibée une préparation médicamenteuse destinée à un traitement local sur la partie du corps à soigner.


Crème :

Mélange onctueux de consistance molle contenant une phase huileuse et une phase aqueuse. Destinée à être appliqué sur la peau.

 

Élixir :

Macération de plantes, ou des extraits de plantes, dans une solution contenant principalement de l'alcool et du sucre. Certains élixirs sont préparés à partir d'alcoolats, d'autres contiennent des vins médicinaux.


Extrait : Résultat de l’évaporation jusqu'à consistance fluide, molle, ferme ou sèche, d’un suc ou d’une solution obtenue en traitant la drogue végétale par un véhicule vaporisable tel que l’éthanol, l’éther ou l’eau. La drogue subit une lixiviation (à l’aide une percolateur ou extracteur de Soxhlet),ensuite on fait évaporer la solution obtenue jusqu'à la concentration désirée:
Extrait fluide :

C'est un extrait où l'évaporation de la solution est arrêtée à un faible degré de concentration.
Extrait mou :

L'évaporation de la solution, plus fort que dans l'extrait fluide, jusqu'à la consistance du miel et donne une sorte de pâte molle.

Extrait sec :

L’évaporation est encore plus poussé jusqu'à évaporation total du solvant et l’on obtient une poudre pulvérulente.

 

Huiles essentielles :

Produits issue de la distillation de plantes aromatiques ou par expression pour les agrumes (on parle alors d’essence pour les agrumes).

 

Huile médicinale, macérât huileux, oléolats :

On fais macérer des plantes fraîches ou sèche dans une huile végétale (tournesol, sésame, olive, etc.). Huile de millepertuis, huile de calendula (souci) par exemple.

 

Hydrolat, eau florale, eau aromatique :

Liquide qu'on obtient en faisant macérer des plantes fraîches ou sèches dans de l'eau puis on procède à une distillations.

Mais maintenant l’hydrolat est le sous-produit de la distillation des huiles essentielles. Eau de rose, de bleuet, de camomille.

 

Intrait :

C'est une variété d'extrait.

Lait :

Liquide obtenu lorsqu'on pile des graines oléagineuses dans de l'eau. (Lait d'amandes).


Onguent :
Préparation à usage externe qui contient des résines, corps gras et principes actifs.


Pommade :

Crème épaisse qui ne contient pas de phase aqueuse, elle ne contient que des corps gras et les principes actifs.
 

Sirop :

Médicament à usage interne de consistance sirupeuse fait à partir de tisanes et soit de sucre ou de miel.


Teinture alcoolique :

Macération de plantes sèches dans l’alcool, on fait en générale des teintures au 1/5éme c'est-à-dire une partie de plante pour cinq parties d’alcool. Il existe aussi des teintures au 1/10éme (une partie de plante pour dix parties d’alcool) par exemple la teinture d’aconit ou de safran ce fait au 1/10éme.

Le degré de l’alcool varie en 60, 70, 80 et 90° selon la plante employée. L’alcool à 60° est utilisé pour des plantes dont les principes sont facilement solubles (ail, aubépine), l’alcool à 70° est quand à lui réservé aux plantes riches en alcaloïdes ou glucosides (belladone, muguet, lobélie, datura) à l’exception de l’aconit et du chanvre indien qui se fait avec de l’alcool à 90°. L’alcool à 80° pour les plantes riches en résines ou en huiles essentielles (cannelle, girofle, coriandre, anis). L’alcool à 90° aux résines elles-mêmes, aux baumes et aux térébenthines.

 

Vins médicinaux :

Macération de plantes dans du vin. Le vin blanc est utilisé pour des vins diurétiques et le vin rouge pour des vins toniques.

Les vins peuvent être tonique, digestifs, diurétique, etc.….

 

Vinaigres médicinaux :

Macération dans du vinaigre.  

 

Correspondance entre diverse préparation tirée du guide pratique de phytothérapie- R.Fauron et R.Moatti chez Maloine :
 

1 g de plante sèche = 0,067 à 0,333 g d’extrait sec = 0, 076 à 0,4 g d’extrait mou = 1 g d’extrait fluide = 10 g de teinture mère = 5 à 9 g de plantes fraîche.

1 g d’extrait sec = 1,2 g d’extrait mou = 3 à 15 g d’extrait fluide = 3 à 15 g = plante sèche = 30 à 150 g de teinture mère = 15 à 135 g de plante fraîche.

 

1 g de teinture = 0,008 à 0,04 d’extrait mou = 0,1 g d’extrait fluide = 0,007 à 0,033 g d’extrait sec = 0,1 g de plante sèche = 0,5 à 0,9 g de plante fraîche.

 

1 g de plante fraîche = 0,009 à 0,08 g d’extrait mou = 0,11 à 0,2 g d’extrait fluide = 0,007 à 0,067 g d’extrait sec = 0,11 à 0,2 g de plante sèche = 1,11 à  2 g de teinture mère.  

 

Pour les huiles essentielles :  

 

Rappelons les précautions :

Assurez vous de la qualité des vos he et que vous utilisez la bonne he

Attention si vous présentez un terrain allergique en cas utilisation de he par voies cutanées ou aériennes

Le he riches en cétone et en lactone neurotoxiques

Les he riches en phénols et aldéhydes agressives pour la peau et pour les muqueuses, irritantes pour les voies respiratoires donc utiliser un excipent ou à une concentration adéquate

Les he riches en coumarines sont photosensibilisantes

Les he ne sont pas soluble dans l’eau

La menthe ne doit jamais faire l’objet application cutanée sur une zone étendue effet hypothermique et ne doit pas être utilisée chez l’enfant de moins de 30 mois risque de spasme laryngé

Les zones ano-génitales, les yeux et le conduit auditif ne doivent pas faire l’objet d’application de he pures

Par voies interne utilisé un excipient approprié ne pas prendre de he sur un morceau de sucre car il ne disperse l’he et peut irriter les voies digestives

Respectez les doses

Pas de he en usage interne pour les bébés, enfants, femmes enceintes ou allaitantes sans avis médicales préférez dans ce cas les hydrolats (hydrolathérapie) pour les bébés par exemple on utilise l’eau de fleurs d’oranger pour aider à l’endormissement. Donc pour les bébés, enfants on préféra en interne la phytothérapie ou hydrolathérapie car c’est question de bon sens pour un adulte la posologie en générale est de 3 gouttes en interne 3 fois par jours si je prend un adulte qui pèse 75 kg cela reviens à dire qu’il faut une goutte par 25 kg. Donc pour un bébé de 4 kg une goutte c’est beaucoup trop. Ainsi en étant logique on peut éviter certaines erreurs. D'ailleurs certains auteurs vont plus loin en disant que l’usage interne doit être prescrit sur avis médical même pour les adultes.

Attention les personnes ayant un état inflammatoire de l’estomac ou des intestins ne doivent pas prendre de he en interne.

 

Donc avant tout traitement faire le point : le dosage (suivant l’individu, he utilisée), le choix des he (suivant les contres indications grossesse, allergie, ses antécédents, etc.…), le mode d’administration voie interne, voie cutanée, voie aérienne (suivant l’individu, he, utilisation d’un excipent ou non), la durée du traitement.

Et assurez vous toujours d’utilise la bonne huile essentielle (nom latin, variété, chémotype, partie utilisée, provenance, mode de culture) tout doit être inscrit sur l’étiquette. 

 

Utilisations d’une huile essentielle pure ou mélange d’huiles essentielles pures (complexe)

 

Voie cutanée : uniquement sur un endroit localisé, une à trois gouttes en générale mais cela peut être plusieurs dans certaines cas, attention aux he agressives jamais pures seule mais en mélange avec d’autres he non agressives à la concentration adéquate.

 

Voie aérienne : en inhalation, diffusion attention aux he agressives pour les muqueuses qui irrites les voies respiratoires, jamais seule en inhalation ou diffusion mais en mélange avec d’autres he non agressives à la concentration adéquate.

  

Voie interne : par la bouche 1 à 3 gouttes pour les he « douces », une trace pour les he « agressives » (personnellement je ne suis pour ce mode administration).

Le nez, rectum, organes génitaux, oreille, yeux interdiction formelle de he pures

 

Utilisations d’une huile essentielle ou mélange d’huiles essentielles avec excipients

 

Les he seule ou en complexes dilués dans un dispersant (disper) 1 à 2,5 % pour les he « agressives » et 10% pour les he « douces ».

Par voie buccale : 10 à 30 gouttes de la solution dans un demi verre d’eau apprendre avant les repas une à trois par jour.

Pour une dilution à 10 %, 10 gouttes de soluté représentent 1 goutte de he pure.

Rectum : par injection. (Sur avis médical).

Voie cutanée : dans le bain.

 

Les he diluées dans une huile végétale de 1 à 50 % d’he dans l’huile.

Voie cutanée : 5% pour les he dermocaustiques et jusqu'à 50 % pour les autres he.

Voie buccale : 1 à 5 % pour les he dermocaustiques et jusqu'à 20 % pour les autres he. Forme rarement utilisée.

Rectum : en injection 1 à 5 % pour les he dermocaustiques et jusqu'à 20 % pour les autres he. (Sur avis médicale).

Oreille : 1 à 5 % appliqué sur mèche de coton placé in situ.

 

Miellat : l’excipient est un miel liquide (acacia), 0,1 à 0,5 % pour les he dermocaustiques et jusqu'à 5% pour les autres.

Forme utilisé uniquement par voie buccale à loin des repas (2 h avant et 4 h après). En pratique une à trois gouttes dans une cuillère à café de miel.

 

Les he diluées dans l’alcool :   

1 à 3 % d’huile essentielle ou complexe dans de l’alcool à 90° ou dans des teintures de plantes.

10 à 30 gouttes une à trois fois par jour dans un demi verre d’eau.

 

Rodophe Balz lui utilise les he seule ou en complexes diluées dans l’alcool à raison de 1 à 2,5 % pour l’he « agressives » et 10% pour les he « douces ».

8 à 15 gouttes par jours dans un demie verre d’eau deux, trois à quatre fois par jour. Commencez par 8 gouttes.

Pour les personnes sensibles commencer avec 4 ou 6 gouttes. 

 

Il existe d’autres formes galéniques : les gélules (he + excipients), capsules oléo-aromatiques (he + huile végétale), ovules gynécologiques, suppositoire (forme souvent employer pour les bébés). On peut aussi ajouter des he dans les crèmes ou pommades (à la concentration de 1 à 30%).

 

Interface digestive :

On entend par interface digestive la zone application s’entend de la bouche à l’anus avec diverses possibilités de prescription.

Par cette interface l’activité des he est très puissante donc attention aux dosages. (Réservé aux personnes compétentes). 

 

Indication de l’interface digestive :

Interface majeure dans le traitement des affections sévères.

Affections et infections de tissus et organes digestifs.

Affections hépatiques et urinaires

Affections et infections du petit bassin (voie rectale)

Affections cardio-pulmonaires

Traitement au long court

Pour une action rapide

Personnes intolérantes ou allergiques aux he par voie cutanée ou aérienne

 

Par l’interface digestive il y a plusieurs voies : la voie buccale avec dans cette voie plusieurs mode d’action car la bouche renferme un organe très important la langue la face inférieur de la langue comportant un riche réseau veineux c’est la voie sublingual et perlinguale qui permet en mettre dans la circulation sanguine les he sans passer par le foie, les he sont bien entendu dans ce mode application utilisées à l’état de trace, il faut garder la préparation adéquat (miel aux he, solution aux he) quelques minutes sous la langue. Quand à la face supérieure de la langue est réservée aux traitements des infections nasales, sinusiennes et « nez boucher ». Grâce à l’ouverture des choanes toutes substances volatiles placées dans la bouche agissent sur la congestion et l’inflammation naso-sinusiennes. Le voie perlinguale est mise a profit pour les affections pharyngées comme les angines.

Ensuite nous avons la voie interne proprement avec différentes formes galéniques (gélule, solution, etc.…) et pour finir la voie rectale (région riche en réseau veineux) sous forme de suppositoire notamment rappelons qu’il est interdit d’introduire des he pures dans le rectum.

L’interface digestive est réservée aux personnes compétentes

 

Interface cutanée :

Là bien sur il s’agit d’utilisé la peau comme interface, elle offre l’avantage de supporter des produits fortement odoriférants qui peuvent gêner certaines personnes par ingestion, de plus elle permet une application de fortes quantités de he, et en plus point important pour la neurotoxicité des he riches en cétones la tolérance est par cette interface relativement souple.

Rappelons que les he phénolées et à aldéhydes sont irritantes pour la peau donc les diluées soit au sein d’un complexe de he ou dans une huile végétale.

 

Indication de l’utilisation de l’interface cutanée :

Affections loco-régionales superficielles et semi-profondes (muscles, articulations).

Action sur les tissus et organes proches (plexus, surrénales, foie, poumons).

Affections touchant les tissus d’origine ectodermique, et action sur le système nerveux périphérique, et zones réflexes.

Situations pathologiques nécessitant l’introduction d’importantes quantités d’huiles essentielles dans l’organisme.

Chez les personnes intolérantes aux he prescrite per os (voies interne).

Chez les jeunes enfants et femmes enceintes.

 

On applique par onction une quantité plus ou moins importante de he seule pure ou une mélange de he pures (dans ce cas l’application ce fait très localisée en petites quantité), ou he seule ou mélange de he diluées dans un support.

 

Sur le thorax (face antérieur, postérieure et latérales) : mit à profit pour une action sur les bronches les he riches en cinéole sont particulièrement indiquées.

La colonne vertébrale : pour une action sur le système nerveux, pour apaiser et décontracter là se sont des he calmantes comme la lavande vrai, la mandrine très utiles chez les enfants.

L’abdomen : pour agir sur les organes internes (intestins, estomac, foie, vésicule biliaire, pancréas). Avec des he antispasmodiques ou digestives.

Le plexus solaire : pour agir contre l’anxiété et réguler l’activité sympathique grâces aux he qui contiennent des esters ou éthers.

La région corticosurrénale (au niveau des reins) : par friction on active les fonctions des corticosurrénales avec des he riches en terpènes.

La région de la nuque : est mise à profit lors d’infections et inflammations et dans les céphalées.

Les tempes, front et lobes des l’oreilles : pour agir sur les céphalées et migraines.

La région péri-auriculaire (autour de l’oreille) : pour agir sur les otites ou otalgies.

 

Interface respiratoire :

Mise à profit pour les affections respiratoires. Par inhalations ou diffusions de he.

Rappelons que les he phénolées ou à aldéhydes ne doivent par être utilisées seule mais faire rentrer ce type de he dans un complexe à raison de 1 à 2,5%.

Pour les he à cétone on les dilue dans un complexe à la concentration de 5 % maximum.

 

Indication de l’utilisation de l’interface respiratoire :

Traitement de l’interface pulmonaire et ORL : rhinite, sinusite, pharyngite, laryngite, trachéite, bronchite, etc...

Pour en savoir plus je conseil : l'aromathérapie exactement de Franchomme et Pénoël, attention livre très ardu à lire (il est à la base réservé aux professionnels) mais je pense qu'il est essentiel pour bien comprendre ce qu'est l'aromathérapie dans le vrai sens du terme une thérapie a part entière avec des produits très actifs.

 

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